Vous cherchez des informations précises sur la Renault Frégate ? Difficile de trouver une source qui rassemble toutes les données techniques en un seul endroit ? Vous voulez comparer les versions Amiral, Domaine ou Transfluide ?
Cet article vous donne accès à la fiche technique complète pour tous les modèles de Renault Frégate produits entre 1951 et 1960. Toutes les spécifications sont ici, claires et faciles à consulter.
Tableau Récapitulatif : Fiche Technique Complète des Renault Frégate
Pour aller droit au but, voici un tableau comparatif des principales versions de la Renault Frégate. Il permet de voir les différences clés entre chaque modèle en un coup d’œil.
| Modèle | Années de production | Moteur (Type, Cylindrée) | Puissance (ch) | Vitesse Max (km/h) | Poids à vide (kg) | Dimensions (LxlxH en mm) |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Frégate Affaires / Amiral | 1951 – 1955 | Type 668-1 (1996 cm³) | 58 – 64 | 130 – 135 | 1250 | 4700 x 1720 x 1550 |
| Frégate Grand Pavois | 1956 – 1960 | Étendard (2141 cm³) | 77 | 135 | 1270 | 4700 x 1720 x 1550 |
| Frégate Transfluide | 1957 – 1960 | Étendard (2141 cm³) | 80 | 132 | 1320 | 4700 x 1720 x 1550 |
| Frégate Domaine (Break) | 1956 – 1960 | Étendard (2141 cm³) | 77 | 130 | 1340 | 4570 x 1720 x 1590 |
| Frégate Manoir (Break) | 1958 – 1960 | Étendard (2141 cm³) | 80 | 130 | 1390 | 4570 x 1720 x 1590 |
Analyse Détaillée des Motorisations : Du Type 668 à l’Étendard
La motorisation de la Renault Frégate a connu une évolution majeure durant sa production. Au départ jugé un peu juste pour le gabarit de la voiture, le moteur a été remplacé par une version plus puissante pour répondre aux attentes des conducteurs.
Le moteur initial « Type 668 » (1996 cm³ – 58/64 ch)
Les premières Frégate, lancées en 1951, étaient équipées du moteur « Type 668 ». Ce bloc de 4 cylindres en ligne avait une cylindrée de 1996 cm³, soit 2 litres. Sa puissance initiale était de 58 chevaux, ce qui était considéré comme insuffisant pour mouvoir correctement les 1250 kg de la berline.
Renault a rapidement réagi. Dès 1953, la puissance du moteur a été portée à 64 chevaux grâce à quelques ajustements. Le couple maximal était d’environ 130 Nm, atteint autour de 2500 tr/min. Ce moteur a équipé les modèles « Affaires » et « Amiral » jusqu’en 1955. Sa fiabilité était correcte, mais son manque de performance restait son principal défaut.
Le moteur « Étendard » (2141 cm³ – 77/80 ch)
Le vrai changement arrive en janvier 1956 avec l’introduction du moteur « Étendard ». Ce nouveau bloc moteur était une réponse directe aux critiques sur le manque de puissance. La cylindrée passe à 2141 cm³ et la puissance grimpe à 77 chevaux. C’est ce moteur qui équipera la majorité des Frégate jusqu’à la fin de sa production en avril 1960.
Ce gain de puissance change le comportement de la voiture. Le couple est aussi bien meilleur, avec 150 Nm à 2200 tr/min, ce qui offre plus de souplesse à bas régime. L’alimentation se faisait via un carburateur Solex 32. Ce moteur a équipé les modèles suivants :
- Frégate Grand Pavois
- Frégate Domaine (la version break)
- Frégate Transfluide (avec une puissance portée à 80 ch)
- Frégate Manoir (version luxueuse du break)
Transmission et Boîte de Vitesses : Manuelle et Transfluide
La Frégate était une voiture à propulsion, une architecture classique pour les berlines de cette époque. Deux types de boîtes de vitesses ont été proposés au cours de sa carrière, une manuelle et une solution semi-automatique innovante pour l’époque.
La transmission standard était une boîte de vitesses manuelle à 4 rapports. Sur les tout premiers modèles, la première vitesse n’était pas synchronisée, ce qui demandait un peu d’habitude au conducteur. Les trois autres rapports étaient synchronisés, rendant les passages plus fluides. Cette boîte manuelle était simple et robuste, adaptée à la mécanique de la voiture.
En 1957, Renault introduit une nouveauté technique importante : la transmission « Transfluide ». Il s’agissait d’une boîte de vitesses semi-automatique à 3 rapports, sans pédale d’embrayage. Le système reposait sur un convertisseur de couple hydraulique, une technologie avancée pour un constructeur généraliste français.
Cette boîte offrait un confort de conduite supérieur en ville, en supprimant la gestion de l’embrayage. Elle était disponible en option, puis de série sur les modèles haut de gamme comme la berline « Frégate Transfluide » et le break « Manoir ». Le surpoids de ce système (environ 50 kg) et une légère surconsommation étaient les contreparties de ce confort.
Châssis, Dimensions et Poids par Version
La Renault Frégate reposait sur une structure monocoque, une solution moderne qui garantissait une meilleure rigidité et un poids contenu par rapport à un châssis séparé. Un autre point fort de sa fiche technique était ses suspensions à 4 roues indépendantes. Cette caractéristique assurait un excellent confort de route et une bonne tenue de cap, bien meilleure que beaucoup de ses concurrentes.
Le système de freinage était composé de quatre freins à tambour sur toutes les versions, ce qui était la norme. La direction était à crémaillère, offrant une précision correcte pour une voiture de ce gabarit.
Spécifications de la Berline (Amiral, Grand Pavois)
La version berline est la plus connue. Ses dimensions en faisaient une grande routière pour l’époque, capable d’accueillir confortablement cinq personnes et leurs bagages. Voici ses caractéristiques précises :
- Longueur : 4700 mm
- Largeur : 1720 mm
- Hauteur : 1550 mm
- Empattement : 2800 mm
- Voies (avant/arrière) : 1420 mm / 1420 mm
- Poids à vide : environ 1250 kg (Amiral) à 1320 kg (Transfluide)
Le coffre était spacieux, faisant de la Frégate une voiture familiale polyvalente pour les départs en vacances des années 50.
Spécifications du Break (Domaine, Manoir)
À partir de 1956, Renault lance le break Domaine, une version utilitaire et familiale très attendue. Le Manoir, lancé plus tard, était une finition plus luxueuse de ce break. Les dimensions et le poids différaient logiquement de la berline pour offrir une grande capacité de chargement.
Les principales différences techniques sont :
- Longueur : 4570 mm (plus courte que la berline à cause du porte-à-faux arrière différent)
- Hauteur : 1590 mm
- Poids à vide : de 1340 kg (Domaine) à 1390 kg (Manoir)
- Capacité de chargement : Très importante pour l’époque, avec une grande surface plane une fois la banquette arrière rabattue.
Le break Frégate était apprécié des artisans et des familles nombreuses. Il combinait le confort de la berline avec un volume utile très pratique.
FAQ : Questions fréquentes sur la Renault Frégate
Voici des réponses directes aux questions les plus courantes sur la fiche technique de la Renault Frégate.
Quelle est la puissance fiscale de la Renault Frégate ?
La puissance fiscale était de 11 CV pour les modèles équipés du moteur 2 litres (Type 668) et de 12 CV pour ceux avec le moteur Étendard de 2,1 litres.
Quelle est la consommation moyenne d’une Frégate ?
La consommation de carburant se situait en moyenne entre 10 et 12 litres aux 100 km. Les versions avec la transmission Transfluide consommaient environ 1 litre de plus que les modèles à boîte manuelle.
Quelles sont les principales faiblesses techniques de la Frégate ?
Les premiers modèles ont souffert d’un moteur sous-dimensionné et de quelques problèmes de jeunesse au niveau du pont arrière. Comme beaucoup de voitures de cette période, sa principale faiblesse aujourd’hui est la corrosion du châssis et de la carrosserie.
Combien d’exemplaires de la Frégate ont été produits ?
La production totale de la Renault Frégate, toutes versions confondues (berline et break), s’élève à environ 162 000 unités entre 1951 et avril 1960.
